Ce lundi 27 mai 2026, à l’amphithéâtre du Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale (CCAPAC), le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a ouvert les travaux des premiers états généraux des Postes et Télécommunications.
Organisées du 27 au 29 avril, ces assises validées lors du Conseil des ministres du 24 octobre 2025, sont organisées pour mettre en œuvre l'un des six engagements prioritaires du Chef de l’État qui vise la transformation numérique, le développement du capital humain et la réduction des inégalités territoriales.
Dans son discours d'ouverture, le Chef de l'État a souligné les grands enjeux stratégiques du secteur des Postes et Télécommunications dans un monde en mutation accélérée, où aucun pays ne peut prétendre à la croissance, à la compétitivité ou à la souveraineté en restant en marge des grands flux numériques, logistiques et informationnels. Ces enjeux concernent notamment la connectivité territoriale, le désenclavement des milieux ruraux, l'amélioration de la qualité des services, l'innovation, l’entrepreneuriat et l’inclusion pour les start-up et pour les PME.
Plus particulièrement, le Chef de l’État a insisté sur l'enjeu de sécurité et de souveraineté des Postes et Télécommunications : « À l’heure des cybermenaces croissantes, de la protection des données, de la dépendance technologique et des nouvelles vulnérabilités stratégiques, aucun État sérieux ne peut négliger l’architecture de ses communications, la maîtrise de ses réseaux et la sécurisation de ses infrastructures critiques ».
Il a également défini trois attentes claires: d’abord, un diagnostic complet, lucide et sans complaisance de l'écosystème postal et télécom ; ensuite, une feuille de route opérationnelle, réaliste et mesurable, distinguant les priorités de court, moyen et long terme ; enfin, la mise en place d’un cadre permanent de concertation, de coordination et de régulation, capable d’assurer la cohérence des réformes et le suivi des engagements.
Pour lui, moderniser les Postes et les Télécommunications, ce n’est pas seulement réformer un secteur : « c’est préparer la croissance, élargir les opportunités, renforcer la souveraineté, mieux intégrer la Nation, donner à la RDC les moyens d’être pleinement actrice de son siècle ».
Ces états généraux appellent une attention particulière sur une dimension trop souvent négligée : la Poste. À cette occasion, le Président de la République a relevé que « La Poste ne doit pas être laissée au bord du chemin. Elle ne doit pas être regardée comme un vestige du passé. Elle doit être pensée comme un outil moderne d’intégration territoriale, de proximité administrative, de logistique, de services financiers et de cohésion sociale ».
Le diagnostic posé à ce jour est sévère : le réseau postal national, autrefois structuré, est aujourd’hui largement dégradé, avec un nombre très limité de bureaux réellement fonctionnels, très en deçà des besoins du pays. C’est pourquoi la relance et la modernisation de la Poste constituent un chantier important de ces assises.
Loin d'être un forum de plus ni un espace de lamentation sectorielle, les états généraux des Postes et Télécommunications se veulent un espace de vérité, de méthode et de décision.
