Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans certaines zones des provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a tenu, dans la nuit du lundi 18 mai, une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema, en présence de la Première Ministre Judith Suminwa, des ministres sectoriels concernés ainsi que du Directeur général de l’Institut National de Recherche Biomédicale (INRB), le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette réunion, le Chef de l’État a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Dr Roger Kamba, de retour de la province de l’Ituri, où plusieurs cas suspects font actuellement l’objet d’investigations sanitaires approfondies.
Selon les premières évaluations présentées, six zones de santé font l’objet d’une surveillance renforcée : Mongbwalu et Rwampara en Ituri, Bunia et Nyankunde dans la même province, ainsi que Butembo-Katwa et Goma au Nord-Kivu.
Le ministre de la Santé a indiqué que 513 cas suspects ont été signalés dans les zones concernées. À ce stade, plusieurs décès font encore l’objet d’analyses et de vérifications afin d’établir avec précision leur lien éventuel avec la maladie à virus Ebola.
Face à cette situation, le Président de la République a instruit le Gouvernement à mettre immédiatement en œuvre toutes les mesures nécessaires pour renforcer la riposte sanitaire, contenir la propagation de la maladie et assurer une prise en charge rapide des populations concernées.
Le Chef de l’État suit personnellement l’évolution de la situation et appelle la population au calme, à la vigilance ainsi qu’au strict respect des mesures de prévention recommandées par les autorités sanitaires.
Le Directeur général de l’INRB a, pour sa part, été instruit à activer l’ensemble du dispositif scientifique et médical ayant permis à la République Démocratique du Congo de contenir efficacement les précédentes épidémies d’Ebola.
